La pollution atmosphérique : Quelles causes et quelles solutions ?

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Chaque jour, nous devons respirer entre 10 000 et 15 000 litres d’air pour vivre.

La qualité de l’air influe donc directement sur la santé et la qualité de vie des humains, mais également sur celles de la faune, la flore, et des systèmes qui régissent la planète toute entière.

 Etat des lieux sur les causes de la dégradation de la qualité de l’air, et des solutions, comme la reforestation, pour endiguer le problème.

 

 La pollution, c’est quoi exactement ?

 On parle de pollution pour désigner les modifications de l’air ambiant par des éléments nuisibles à la santé et à l’environnement : les polluants.

La loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (LAURE) de 1996 définit la pollution atmosphérique comme étant « l’introduction par l’homme, directement ou indirectement, dans l’atmosphère et les espaces clos, de substances ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives excessives ».

La pollution atmosphérique est désormais le principal risque environnemental pour la santé dans le monde. Elle cause en moyenne chaque année la mort prématurée de 7 millions de personnes dans le monde dont 600 000 en Europe et plus de 50 000 en France, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le Ministère de l’environnement et l’Agence Européenne pour l’Environnement.

A plus long terme, elle est aussi la source des dérèglements climatiques actuellement constatés comme le réchauffement climatique, la disparition de la couche d’ozone dans la stratosphère, la disparition de certaines espèces animales ou végétales ou certaines dégradations matérielles.

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Quels sont les polluants dans l’air ?

La pollution atmosphérique émane principalement : de la production d’énergie, de l’agriculture intensive, des industries extractives, métallurgiques et chimiques, de la circulation routière et aérienne, de l’incinération des ordures ménagères et des déchets industriels, des feux de végétation tropicale issus de la culture sur brûlis, etc.

Les principales substances polluant l’atmosphère peuvent se répartir en deux groupes :

  • les gaz – 90% (poussières, fumées)
  • et les particules solides – 10%.

Pour en citer quelques uns :

  • Les oxydes de carbone,
  • Les oxydes de soufre,
  • Les oxydes d’azote,
  • Les hydrocarbures légers,
  • Les composés organiques volatils (COV),
  • Les particules (PM10 et PM2.5),
  • Les métaux (plomb, mercure, cadmium…),
  • Les particules secondaires.
  • L’ozone,
  • Le dioxyde d’azote …

La pollution atmosphérique sévit surtout en milieu urbain et dans les zones d’activités par suite de la concentration des industries et des foyers domestiques, mais aussi à cause de la circulation des véhicules à moteur thermique.

L’ozone ainsi que d’autres polluants photochimiques (les PAN ou nitrates de peroxyacétyle, aldéhydes, cétones…) constituent le « smog », ce nuage brunâtre qui stagne parfois au-dessus des grandes villes comme Paris, notamment l’été en absence de vent.

 

La pollution peut modifier le climat sur Terre

A court terme, la pollution pénalise la qualité de l’air jusqu’au problème sanitaire. Gênes ou maladies respiratoires en sont les symptômes indiscutables.

A plus long terme, la pollution favorise et accélère le réchauffement climatique : la modification climatique de la Terre caractérisée par une augmentation de la température moyenne des océans et de l’atmosphère, sur plusieurs années.

Ce changement est principalement lié à l’émission des gaz à effet de serre provenant des activités humaines, dont notamment celles à base de motorisations thermiques. La consommation des énergies fossiles (production d’énergie, carburant des véhicules, chauffage de l’habitat, industrie) est, de loin, le secteur le plus incriminé.

Mais il ne faut surtout pas oublier le changement d’occupation des terres, incluant la déforestation, qui génère 17% des émissions mondiales.

Quelles solutions pour purifier l’air ?

C’est en 1979, lors de la première conférence sur le climat de Genève, que la thèse de l’activité humaine et de son impact sur le climat fut avérée.

Depuis, le réchauffement climatique dû à l’activité anthropique est largement démontré, entraînant une prise de conscience internationale.

Le réchauffement climatique serait attribuable à 90% à l’Homme depuis 1950, selon les expertises du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), chargé de prévoir les conséquences de la pollution atmosphérique et de définir les stratégies pour l’endiguer.

Les premières mesures ont été prises avec le protocole de Kyoto de 1997. Les pays les plus industrialisés, responsables des émissions les plus importantes de gaz à effet de serre, se sont engagés à réduire ces dernières.

En 2004 la France a lancé le plan climat, comprenant une soixantaine de mesures dans les domaines des transports, de l’habitat, de l’industrie et d’autres secteurs. Son objectif affiché est de réduire les émissions de gaz à effet de serre en les divisant par quatre d’ici 2050.

La préservation des forêts et le maintien de la biodiversité est également un axe de solution majeur : elles assurent le rôle de régulateur et de purificateur d’air en piégeant gaz nocifs et particules en suspension.

Des actions de reforestation sont en cours aux 4 coins du globe, dont certaines en partenariat avec the Treep.

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Mais la diminution des émissions nocives passe également par une prise de conscience individuelle :

Chaque habitant doit prendre conscience des émissions générées par ses activités et changer ses habitudes pour les diminuer. Cette pédagogie doit s’appliquer au quotidien, qu’il s’agisse des comportements de transport (privilégier les transports collectifs et les véhicules dits propres – électriques ou hybrides), les consommations quotidiennes (rationaliser la consommation énergétique, limiter gaspillage et déchets), l’adoption de nouvelles technologies et matériaux moins polluants.

Seule l’adhésion à un mode de vie plus responsable et durable permettra une diminution notable des émissions nocives pour permettre à l’air ambiant de se purifier, à la planète de se régénérer, aux formes de vie de respirer.

 Les actions de plantation et de reforestation permettent de régénérer la biodiversité des forêts et d’endiguer la pollution atmosphérique. Elles représentent une première étape vers l’assainissement global de l’environnement.

 

 

 

 

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